ENTRE LE MOT DE PASSE

Guide Littérature – Bac

Méthode complète + œuvres expliquées + réponses modèles
Objectif : réponse structurée + exemples du texte = note haute

Cours : méthode générale Cours parfait

Objectif : apprendre à produire une réponse complète, claire, structurée, et “prouvée” (avec exemples du texte).
1) Comprendre la question (avant d’écrire)
  • Repère les mots d’action : décrire, expliquer, démontrer, justifier, illustrer.
  • Repère ce qu’on te demande exactement :
    • Si on dit “décrivez” → tu racontes précisément ce qui est dans le texte.
    • Si on dit “expliquez” → tu dis ce que ça signifie, le message, l’effet sur le lecteur.
    • Si on dit “illustrez / donnez un exemple” → tu cites (hébreu exact si besoin) entre guillemets " ... ".
  • Astuce : transforme la question en mini-plan. Exemple :
    “Décrivez l’introduction + donnez 2 allusions + expliquez ce que ça révèle” = 3 parties obligatoires.
2) Plan Bac (structure qui marche partout)
  • Mini-intro (2–3 phrases) : type de texte + thème + idée générale.
  • Corps (2 ou 3 paragraphes) : 1 idée = 1 paragraphe = 1 preuve du texte + explication.
  • Conclusion / phrase finale (2–3 phrases) : message global + réponse directe à la question.
Formule gagnante (à utiliser tout le temps)
  • Idée : “D’abord, le texte montre que…”
  • Preuve : “On le voit quand l’auteur écrit : " ... "
  • Explication : “Cela signifie que…, ce qui révèle…, et produit l’effet…”
Si tu appliques ça 2 ou 3 fois dans ta copie, tu montres une méthode “professionnelle”.
3) Comment choisir les exemples du texte (très important)
  • Ne choisis pas un exemple “joli” : choisis un exemple qui prouve exactement ton idée.
  • Pour un poème : exemples possibles = mots répétés, images, sons, comparaisons, oppositions.
  • Pour une histoire : exemples possibles = une action, une décision, une conséquence, un symbole (objet), une scène.
  • Règle : 1 idée → 1 preuve → 1 explication. Sans preuve, tu perds des points.
4) Niveau “cours parfait” : connecteurs & clarté
  • Connecteurs utiles : D’abord, Ensuite, De plus, En revanche, Ainsi, Donc, Finalement.
  • Écris court mais complet : phrases simples, une idée à la fois.
  • Ne parle pas de toi (“moi je pense”) : tu analyses le texte, pas ton opinion.
Check-list Bac (avant de rendre)
  • Ai-je répondu à toutes les parties de la question ?
  • Ai-je mis au moins 2 preuves du texte (ou de l’histoire) ?
  • Ai-je expliqué l’effet / le sens, pas seulement raconté ?
  • Ma conclusion répond-elle clairement à la question ?

La Parure Nouvelle

Guy de Maupassant • Réalisme • Apparences • Chute sociale • Ironie finale
1) Présentation rapide

Genre : nouvelle réaliste (XIXe siècle). Cadre : Paris, milieu bourgeois/modeste. Idée centrale : le désir de paraître (image sociale) peut devenir une force destructrice, parce qu’il pousse à prendre des décisions irrationnelles et coûteuses.

(La nouvelle est connue pour son mécanisme réaliste : une situation simple → une décision → un engrenage → une chute, puis un retournement ironique final.)

2) Résumé clair (l’histoire)
  • Mathilde Loisel vit modestement, mais elle rêve d’une vie luxueuse (robes, salons, bijoux).
  • Son mari obtient une invitation à un bal : pour Mathilde, c’est l’occasion de “devenir quelqu’un” aux yeux des autres.
  • Elle réclame une robe, puis emprunte un collier à Mme Forestier pour paraître riche.
  • Après la soirée, le collier a disparu. Le couple décide de le remplacer par un bijou très cher.
  • Ils s’endettent et travaillent pendant dix ans dans la misère pour rembourser.
  • À la fin, Mathilde découvre que le collier perdu était une imitation (donc la ruine vient d’une illusion).
3) Analyse : ce qu’il faut comprendre
  • Thème des apparences : Mathilde veut être vue et admirée ; ce n’est pas un besoin matériel, c’est un besoin de statut.
  • Illusion vs réalité : le collier devient le symbole d’une valeur imaginée, pas d’une valeur réelle.
  • Engrenage tragique : le choix de remplacer sans avouer entraîne une décennie de sacrifices.
  • Ironie finale : dix ans de souffrance pour un objet sans valeur réelle → critique sociale et morale forte.
Règle pour cette œuvre : tu ne cites pas des mots exacts ici, mais tu donnes des exemples précis de l’histoire (bal, robe, emprunt, perte, remplacement, dettes, dix ans, révélation finale).
4) Exemples précis de l’histoire (à utiliser comme “preuves”)
  • Preuve du paraître : le bal = elle veut être admirée, se sentir “au niveau” des riches.
  • Preuve de l’illusion : emprunter le collier = fabriquer une identité sociale.
  • Preuve de l’engrenage : perdre le collier = panique + décision de remplacer.
  • Preuve de la chute : dix ans de travail dur, pauvreté, renoncements.
  • Preuve de l’ironie : le collier était faux (valeur imaginaire → ruine réelle).
5) Question type bac

L'introduction des nouvelles comporte généralement des allusions à la suite de l'intrigue. Décrivez l'introduction de la nouvelle que vous avez étudiée, indiquez deux des allusions contenues dans cette introduction, puis expliquez ce que ces allusions révèlent au lecteur sur la suite de l'intrigue.

6) Réponse parfaite (modèle complet)

L’introduction de La Parure présente Mathilde Loisel comme une femme profondément insatisfaite de sa condition sociale. Dès le début du récit, le narrateur montre qu’elle se sent faite pour une vie luxueuse, alors qu’elle vit modestement avec son mari. Ce décalage entre ses rêves et la réalité annonce un conflit central dans la nouvelle.

Une première allusion à la suite de l’intrigue est son obsession pour le luxe et le paraître. Cette obsession laisse entendre que Mathilde cherchera à se montrer et à être reconnue socialement, ce qui joue effectivement un rôle majeur lorsqu’elle reçoit une invitation à une soirée importante et qu’elle veut absolument briller aux yeux des autres.

Une seconde allusion est son rejet de sa vie quotidienne et de tout ce qui lui rappelle sa condition modeste. Cela révèle qu’elle sera prête à prendre des risques pour changer d’apparence et de statut, comme lorsqu’elle pousse son mari à dépenser de l’argent pour une robe et qu’elle emprunte un bijou pour compléter son illusion.

Ces allusions révèlent au lecteur que l’intrigue reposera sur l’illusion sociale et que les rêves de Mathilde auront des conséquences graves. En effet, son désir de paraître déclenche une suite d’événements dramatiques qui la conduisent à des années de misère, jusqu’au retournement final qui donne tout son sens à la nouvelle.

7) Comment réussir cette question (méthode appliquée)
  • Étape 1 : répondre à “décrivez l’introduction” → qui est Mathilde + quel problème (insatisfaction, rêve de luxe).
  • Étape 2 : repérer 2 allusions → (1) obsession du paraître, (2) rejet de la vie modeste / envie de changer.
  • Étape 3 : expliquer ce que ça révèle → bal, emprunt, risque, conséquences graves.
  • Astuce : même sans mots exacts, tu prouves avec des scènes précises (bal, emprunt, perte, dettes, twist).
8) À retenir absolument
  • Mathilde = insatisfaction + rêve de luxe
  • Bal = déclencheur du paraître
  • Collier = symbole d’illusion
  • Perte → remplacement → dettes → dix ans
  • Twist final : collier faux (ironie + morale)

Mar Oukva מעשה חכמים

Récit des Sages • Tsedaka • Dignité • Donner “bien” (pas seulement donner)
1) Présentation rapide

Genre : récit des Sages (מעשה חכמים). Thème : la charité et surtout la manière de donner. Le récit montre que la tsedaka n’est pas seulement une somme : c’est une responsabilité morale envers la dignité du pauvre.

2) Résumé clair (ce qui se passe)
  • Un pauvre reçoit chaque jour des pièces déposées près de sa porte, discrètement.
  • Le pauvre décide un jour de découvrir qui lui fait cette bonté.
  • Mar Oukva et sa femme passent déposer l’argent ; le pauvre les voit et les suit.
  • Pour ne pas être identifiés, ils fuient et se cachent dans un four dont les braises sont encore chaudes.
  • Les pieds de Mar Oukva brûlent ; un “miracle” protège l’épouse, et elle lui explique pourquoi.
  • Le message final : la meilleure tsedaka est celle qui rapproche réellement le bénéfice (et la dignité) du pauvre.
3) Analyse : l’idée centrale
  • Deux façons de donner : argent “technique” vs aide “proche” qui répond directement au besoin.
  • La dignité : le but du don en secret est d’éviter la honte ; mais si le pauvre cherche le lien, le secret ne doit pas devenir une “obsession rituelle”.
  • Motif des עקבים (les talons) : “עוקבא” / le pauvre “עוקב” / les pieds brûlés → symbole du jugement moral sur la manière de donner. Expression clé : "מצווה שאדם דש בעקביו" (une mitsva accomplie machinalement, sans attention réelle au bénéficiaire).
  • Opposition : Mar Oukva (don distant/routine) vs sa femme (don proche/attentif) ; monde du בית המדרש (statut) vs monde de la maison (aide concrète) : le récit renverse les apparences.
4) Exemples du texte (preuves à citer)
  • Don quotidien (routine) : "וְהָיָה רָגִיל בְּכָל יוֹם לִזְּרק לוֹ אַרְבָּעָה זוּזִים בְּצִנּוֹר הַדֶּלֶת".
  • Don proche (épouse) : "אֲנִי מְצוּיָה בְּתוֹךְ הַבַּיִת וַהֲנָאָתִי קְרוֹבָה".
  • Concept clé : "מצווה שאדם דש בעקביו".
5) Question type bac

תארו כל אחת מדרכי הנתינה והסבירו את ההבדלים ביניהם.
ציינו והסבירו אמצעי עיצוב או מאפיין של מעשה חכמים עבור אחת מדרכי הנתינה שתיארתם.

(Réponse en français demandée. Citations du texte en hébreu exact entre guillemets.)

6) Réponse parfaite

Le récit de Mar Oukva est un récit des Sages qui traite de la manière de donner la charité et de sa valeur morale. Il montre que toutes les formes de don ne se valent pas et que la façon de donner est essentielle.

La première manière de donner est celle de Mar Oukva. Le texte précise qu’il avait l’habitude de donner chaque jour de l’argent au pauvre, comme le montre la phrase : "וְהָיָה רָגִיל בְּכָל יוֹם לִזְּרק לוֹ אַרְבָּעָה זוּזִים בְּצִנּוֹר הַדֶּלֶת". Ce don est régulier, quotidien et presque automatique. Cette répétition montre que la charité devient une habitude, ce qui correspond à l’idée de "מצווה שאדם דש בעקביו", c’est-à-dire une mitsva accomplie machinalement, sans véritable attention portée à la personne du pauvre.

La seconde manière de donner apparaît à travers l’épouse de Mar Oukva, qui explique : "אֲנִי מְצוּיָה בְּתוֹךְ הַבַּיִת וַהֲנָאָתִי קְרוֹבָה". Cette charité est directe et proche. Elle implique un contact humain et une attention réelle aux besoins du pauvre, contrairement au geste répétitif et distant du don anonyme.

Un trait caractéristique du récit des Sages est l’opposition entre deux comportements afin de transmettre un enseignement moral. Ici, le récit enseigne que donner régulièrement ne suffit pas : il faut donner avec conscience, sensibilité et respect de la dignité de celui qui reçoit. La manière de donner la charité est donc aussi importante que le don lui-même.

7) Comment réussir cette question (méthode appliquée)
  • Partie 1 (décrire 2 manières) : don quotidien discret vs don proche/concret.
  • Partie 2 (différences) : routine vs attention / distance vs relation humaine / argent vs bénéfice immédiat.
  • Partie 3 (caractéristique d’un מעשה חכמים) : opposition + morale.
  • Preuves : citations hébreu exact entre guillemets, puis explication de l’effet.
8) À retenir absolument
  • "בְּכָל יוֹם" = routine
  • "אַרְבָּעָה זוּזִים" = don fixe
  • "בְּצִנּוֹר הַדֶּלֶת" = don discret
  • "מצווה שאדם דש בעקביו" = check-list
  • "וַהֲנָאָתִי קְרוֹבָה" = aide proche/humaine

Oren Poème

Lea Goldberg • Identité • Nostalgie • Deux patries • Migration
1) Présentation rapide

Genre : poème lyrique. Thème : le déchirement entre deux patries. La locutrice vit dans un pays, mais une partie d’elle reste profondément attachée à l’autre. Le poème exprime l’expérience de l’exil à travers la mémoire, la nature et le mouvement.

2) Résumé clair (de quoi parle le poème)
  • La locutrice décrit ce qu’elle ne peut plus retrouver dans le pays où elle vit actuellement.
  • Certains sons et paysages de l’ancienne patrie ont disparu de son quotidien.
  • Les pins et les oiseaux migrateurs réveillent cependant les souvenirs de l’enfance.
  • Le poème exprime la douleur d’avoir deux patries : l’une vécue au présent, l’autre conservée dans la mémoire.
3) Analyse : ce qu’il faut comprendre
  • La nostalgie et le manque : La répétition de l’idée « ici je ne… » souligne l’absence et le sentiment de perte. La nouvelle patrie ne remplace pas totalement l’ancienne.
  • Les oiseaux migrateurs : Les oiseaux sont un symbole central du poème. Ils représentent ceux qui peuvent se déplacer librement entre les pays, contrairement à la locutrice qui reste physiquement immobile. Ils incarnent le lien naturel entre les deux patries.
  • La migration comme métaphore : Le vol des oiseaux migrateurs reflète l’expérience humaine de l’exil : le passage d’un pays à un autre, le déracinement et le désir de retour.
  • Deux patries : La locutrice appartient à deux lieux à la fois : le pays où elle vit et celui de son enfance. Cette double appartenance crée une identité fragmentée mais vivante.
4) Exemples du texte (preuves à citer)
  • Son et manque : "כָּאן לֹא אֶשֶׁמַע אֶת קוֹל הַקּוּקִיָּה" – l’absence du chant de l’oiseau souligne la perte et la nostalgie.
  • Image et mémoire : "אֲבָל בְּצֵל הָאֱרָנִים הָאַלֶּה כָּל יַלְדּוּתִי שֶׁקָמָה לַתְחִיָּה" – les pins font renaître l’enfance dans le présent.
  • Oiseaux migrateurs : Les oiseaux migrateurs symbolisent des êtres suspendus entre ciel et terre : ils n’appartiennent pleinement ni à un lieu ni à un autre. Leur vol exprime un état d’entre-deux permanent, reflétant la situation de la locutrice, elle aussi partagée entre deux patries sans pouvoir s’enraciner totalement.
5) Question type bac

תארו את החוויה שעוברת הדוברת בשיר בעקבות המעבר מארץ לארץ. הדגימו כיצד השימוש בקולות, במראות ובדימוי הציפורים הנודדות תורם להבנת חוויה זו.

(Réponse en français. Exemples du texte en hébreu exact entre guillemets.)

6) Réponse parfaite

Dans le poème Oren, la locutrice vit un déchirement lié au passage d’une patrie à une autre. Elle porte en elle la nostalgie du pays quitté tout en vivant dans un nouveau pays, ce qui crée une identité partagée entre deux patries.

Un exemple lié au son apparaît lorsqu’elle affirme : "כָּאן לֹא אֶשֶׁמַע אֶת קוֹל הַקּוּקִיָּה". L’absence de ce son familier souligne le manque et montre que la nouvelle patrie ne remplace pas totalement l’ancienne. Le son devient ainsi un symbole de ce qui a été perdu.

Un exemple lié à l’image apparaît dans les vers : "אֲבָל בְּצֵל הָאֱרָנִים הָאַלֶּה כָּל יַלְדּוּתִי שֶׁקָמָה לַתְחִיָּה". L’image des pins permet à l’enfance, liée à l’ancienne patrie, de renaître dans le présent. Elle montre que les souvenirs du passé continuent à vivre dans le nouveau pays.

Ainsi, grâce aux sons et aux images, le poème montre que la locutrice porte en elle la douleur de deux patries et que son identité se construit entre attachement au pays quitté et vie dans le pays actuel.

7) Comment réussir cette question (méthode appliquée)
  • Étape 1 : décrire le déchirement lié au passage d’une patrie à une autre.
  • Étape 2 : donner un exemple de son et expliquer le manque.
  • Étape 3 : donner un exemple d’image et expliquer la mémoire.
  • Étape 4 : expliquer le rôle des oiseaux migrateurs comme symbole du passage et de l’exil et de l'entre deux.
  • Conclusion : relier ces éléments à l’idée des deux patries.
8) À retenir absolument
  • Mot-clé central : deux patries
  • Les sons absents = nostalgie
  • Les images naturelles = mémoire
  • Les oiseaux migrateurs = êtres suspendus entre ciel et terre, symbole de l’entre-deux et du déchirement entre deux patries
  • Identité construite entre passé et présent

Nitsol Poème

Lea Eni • Shoah “présente” • Trauma • Métaphores de communication • Père / fille (2e génération)
1) Présentation rapide

Genre : poème moderne, autobiographique. Thème : un survivant de la Shoah “vit” encore la Shoah , à travers des cauchemars. Le poème montre aussi l’impact sur la fille (deuxième génération).

2) Résumé clair (de quoi parle le poème)
  • La locutrice décrit son père : un survivant marqué par un numéro tatoué sur le bras.
  • Le père est partiellement sourd (oreille gauche) à cause d’une violence subie pendant la Shoah.
  • Son “oreille saine” est entièrement tournée vers les cauchemars : Dora, Buna, Auschwitz “reviennent”.
  • Le père crie une fois par semaine, puis se rendort ; la fille pleure silencieusement.
  • Le titre “ניצול” est ironique : il a survécu physiquement, mais la Shoah reste active dans son corps et sa psyché.
3) Analyse : ce qu’on apprend sur le père
  • Le passé n’est pas passé : le numéro tatoué reste une “connexion” permanente.
  • Champ lexical de la communication : מתקשר / מקשיב / שומע / מחריש : il est branché sur une autre “réalité”.
  • Ironie de “ניצול” : survivre ne veut pas dire être sauvé intérieurement.
  • Deuxième génération : la fille porte aussi la douleur, mais de manière silencieuse.
4) Exemples du texte (preuves à citer)
  • "אָבִי מִתְקַשֵׁר לַמִסְפָּר הַצָלוּב לוֹ עַל זְרוֹע ‎וּמַקְשִׁיב-מַקְשִׁיב כְּדָרוּךְ"
  • "בָּאזֶן הַשְׂמָאלִית אֵינוֹ מַקְשִׁיב"
  • "לַסִּיּוּטִים שֶׁבָּאִים לוֹ מִדּוֹרָה, מְבּוּנָּה, מֵאַוּשְוִיץ"
  • "נֹתֵן אֶת אָזְנוֹ הָמֵתָה לְבִכְיִי"
5) Question type bac (corrigée)

הסבר את המטפורה בשתי השורות הראשונות בשיר, וכתוב מה אפשר ללמוד ממנה על האבא של הדוברת.

(Réponse en français. Exemple du texte en hébreu exact entre guillemets.)

7) Comment réussir cette question (méthode appliquée)
  • Partie 1 : citer les 2 premières lignes (obligatoire).
  • Partie 2 : expliquer la métaphore (connexion au passé + absence de réponse).
  • Partie 3 : conclure sur le père (trauma, tension, passé “actif”).
  • Astuce : réutiliser les mots de la question : “métaphore” + “ce qu’on apprend”.
8) À retenir absolument
  • Le titre est ironique : survivre ≠ être libéré
  • "מִתְקַשֵׁר" = connexion au passé
  • "הַמִּסְפָּר הַצָלוּב" = trauma inscrit dans le corps
  • "דורה, בונה, אושוויץ" = cauchemars / mémoire
  • La fille (דור שני) souffre aussi : "בכיי"

Yefe Nof Poème médiéval

Yehuda Halevi • Jérusalem/Sion • Louange + nostalgie • Procédés : acrostiche, חרוז מבריח, personnification
1) Présentation rapide

Genre : poésie médiévale hébraïque. Thème : la nostalgie de Sion/Jérusalem et l’amour spirituel pour la ville, même dans sa ruine. Le poète s’adresse à Sion comme à une personne.

2) Résumé clair (idée globale du poème)
  • Ouverture : Jérusalem est glorifiée comme beauté et joie du monde.
  • Le poète pleure la grandeur passée : gloire exilée, ruines du sanctuaire.
  • Il exprime une aspiration totale : même la poussière et les pierres sont précieuses à ses yeux.
  • Il évoque obstacles et dangers, mais l’amour demeure.
3) Analyse : ce qu’il faut comprendre
  • Glorification : la ville est sacralisée, au-delà du politique (ville du Roi, ville de Dieu).
  • Amour concret : aimer pierres/poussière = amour “physique” et spirituel.
  • Procédés médiévaux : acrostiche du nom (signature), rimes fortes (חרוז מבריח) et références bibliques.
  • Effet : transformer la nostalgie en déclaration d’alliance et de fidélité.
4) Exemples du texte (preuves à citer)
  • Ouverture : "יְפֵה נוֹף מְשׂוֹשׂ תֵּבֵל"
  • Fin : "הֲלֹא אֶת־אֲבָנַיִךְ אֲחוֹנֵן וְאֶשָּׁקֵם"
  • Personnification : "לָךְ נִכְסְפָה נַפְשִׁי"
  • Comparaison : "וְטַעַם רְגָבַיִךְ לְפִי מִדְּבַשׁ יֶעְרַב"
  • Acrostiche : "י ה ו ד ה" (premières lettres des vers)
  • חרוז מבריח (exemple de terminaison) : "רָב / מַעְרָב / חָרָב ..."
5) Question type bac

א. הסבירו והדגימו כיצד יחסו של הדובר לציון בא לידי ביטוי בתפארת הפתיחה ובתפארת הסיום.
ב. ציינו והסבירו שניים מן האמצעים האומנותיים בבתים 4-2, שבעזרתם הדובר מבטא את יחסו לציון.

(Réponse en français. Exemples du texte en hébreu exact entre guillemets.)

6) Réponse parfaite

a. Dans la glorification de l’ouverture, le poète exprime son admiration pour Sion à travers les mots : "יְפֵה נוֹף מְשׂוֹשׂ תֵּבֵל", qui présentent la ville comme belle et source de joie pour le monde entier. Dans la glorification de la conclusion, son attachement devient encore plus fort lorsqu’il déclare : "הֲלֹא אֶת־אֲבָנַיִךְ אֲחוֹנֵן וְאֶשָּׁקֵם", ce qui montre un amour presque physique pour la ville, jusqu’à ses pierres.

b. Un premier procédé artistique est la personnification, lorsque le poète s’adresse directement à Sion, par exemple : "לָךְ נִכְסְפָה נַפְשִׁי". Cela renforce le lien affectif entre le locuteur et la ville. Un second procédé est la comparaison, lorsqu’il affirme : "וְטַעַם רְגָבַיִךְ לְפִי מִדְּבַשׁ יֶעְרַב", comparant la poussière de Sion au miel afin de souligner sa sainteté et sa valeur spirituelle.

7) Comment réussir cette question (méthode appliquée)
  • Partie a : expliquer l’ouverture + citer, puis expliquer la fin + citer.
  • Partie b : annoncer 2 procédés + citer + expliquer l’effet.
  • Clé : relier toujours au rapport à Sion : louange, nostalgie, amour total.
8) À retenir absolument
  • Ouverture = louange universelle
  • Fin = attachement concret (pierres/poussière)
  • Procédés = personnification + comparaison (+ acrostiche + rime)
  • Effet = sacraliser Sion et montrer la fidélité du locuteur